LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par merci foule fête le Mer 26 Juil 2017 - 21:57

Cqfd.

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Ven 28 Juil 2017 - 4:22

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Ven 28 Juil 2017 - 14:46



Alors les copains, c'est bien ?
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Droom le Dim 30 Juil 2017 - 14:19

Heureusement qu'il chante comme un enculé et que les lignes sont belles, car musicalement, le grain nettement plus rock de ce morceau est un peu déstabilisant à la première écoute...
Mais oui, c'est bien. J'ai préféré le premier morceau dévoilé néanmoins.
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Onionizuka le Lun 31 Juil 2017 - 10:30

Leprous tente de faire du Muse (celui des 3 premiers albums j'entends) ? J'ai pensé à eux direct à l'écoute de ce titre
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Lun 31 Juil 2017 - 16:09

Plus que 25 jours à attendre , je tiens toujours mrgreen
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Jeu 10 Aoû 2017 - 4:59

http://www.radiometal.com/article/leprous-malina,268855

Leprous a fait du chemin depuis Coal (2013), l’album qui a accru sa notoriété de manière conséquente. Plusieurs tournées se sont enchainées, portées par The Congregation (2015) qui a entériné leur statut de groupe phare du metal prog contemporain et enfin un live (Live At Rockefeller Music Hall) qui permet de faire constater aux plus dubitatifs le talent et la classe certaine du groupe sur scène. Malina, sixième album studio, est donc censé confirmer l’excellente dynamique du groupe, malgré le départ du guitariste de longue date Øystein Landswerk remplacé par Robin Ognedal. Si l’on ajoute à ceci l’officialisation de Simen Børven en tant que bassiste (déjà présent sur The Congregation), Leprous semble avoir enfin solidifié son line-up. De quoi perfectionner la direction musicale empruntée par The Congregation… Ou pas.

Dans l’esprit du groupe, Malina se devait justement de respecter les méthodes de The Congregation qui permettait d’assimiler de plus en plus Leprous au metal, en empruntant le même processus d’écriture. Seulement Leprous se moque des étiquettes, et selon ses dires Malina a évolué dans un sens bien différent, album qui a nécessité le plus de temps en studio dans la discographie du groupe. Si le single « From The Flame » permettait d’identifier aisément la marque « Leprous », à savoir le chant très mélodique et démonstratif d’Einar Solberg couplé à de lignes polyrythmiques, on découvrait une simplicité de structure articulée autour d’un refrain accrocheur, plus directe, plus efficace surtout. « From The Flame » donne ainsi des indices qui confirment ce que Leprous réalise avec Malina : faire fi du souci de genre. Le riff d’introduction de « Stuck » déstabilisera les fans de la première heure tant les sonorités se rapprochent d’un titre rock enjoué, mais non moins poignant par son refrain plein de grâce, avant de se conclure en apothéose en intégrant des arrangements de violons qui transforment l’identité du titre en quelque chose de plus grave. Leprous s’amuse avec les ambiances au sein des mêmes compositions sans jamais se complaire dans l’attendu. Il y a un certain plaisir à prendre l’auditeur de court, en témoigne les toutes premières secondes de l’album avec « Bonneville » qui tromperait presque sur la marchandise tant le titre cultive un aspect « jazzy » très intimiste. Pour autant, Leprous n’abandonne pas sa principale qualité, à savoir une certaine exubérance qui s’incarne dans la voix d’Einar Solberg, aussi impérieux (« Leashes ») que délicat (« Malina »). Si The Congregation paraît ainsi loin, on retrouve tout de même des bribes d’agressivité sur « Mirage », justement l’un des titres les plus « metal » de l’album…

Malina confirme en outre que les musiciens de Leprous sont parmi les plus impressionnants de la scène. Que ce soit l’audace des riffs de guitare sur un titre comme « Captive » ou « Illuminate’ », le travail de titan réalisé par Baard Kolstad derrière les fûts (le jeu tout en toucher de « Malina » ou celui participant à l’intensité du final de « Mirage »), le soin apporté aux arrangements et les lignes de basse de Simen Børven, Malina ne peut laisser le mélomane sur le carreau. Leprous donne parfois davantage l’impression d’écouter une formation classique réduite qu’un groupe de metal, sans donner dans l’excès. Malina est d’ailleurs à cette image, un album extrêmement organique, parfois éthéré, parfois violent, toujours tempéré. La démarche à laquelle a abouti Leprous se perçoit d’ailleurs dans le titre de conclusion, « The Last Milestone », empreint de grâce et de sobriété, porté seulement par des arrangements de cordes et la voix d’Einar. Leprous laisse ainsi l’auditeur sur une atmosphère de quiétude et de tristesse, presque inhabituelle pour une conclusion d’album, bien loin du paradigme « feux d’artifice ».

Leprous s’est éloigné de ses albums précédents, sans abandonner ce son si atypique. Les membres du groupe ont suivi leurs inspirations en s’éloignant de la direction désirée au préalable. Malina est ainsi le résultat d’un processus spontané. Surtout, si on lui laisse le temps, Malina va doucement s’imposer comme l’album le plus prenant de la discographie du groupe. Déroutant, intéressant puis exaltant avant de devenir tout simplement addictif.
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Metalyogi le Lun 14 Aoû 2017 - 12:53

Après 3 écoutes : album sympa mais qui ne deviendra pas mon préféré du groupe. Pas de gros morceau de bravoure. Une seconde moitié d'album bien meilleure que la première dont les morceaux sont trop "simples" et peu différenciés.

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Lun 14 Aoû 2017 - 15:19

Je vais devoir attendre le 25 Aout pour me faire un avis  mrgreen


http://www.radiometal.com/article/leprous-lart-de-laisser-vivre-musique,265641

« Je n’aime pas les trucs rétro parce que ça signifie ‘ok, revenons en arrière et copions quelque chose qui se faisait avant.’ Ça, c’est de la nostalgie. Ouais, les choses sonnaient vraiment unique à l’époque mais ça sonnait unique à l’époque, ça ne sonne plus unique lorsque tu le fais aujourd’hui [petits rires]. »

Radio Metal : Tu as déclaré que « l’écriture de cet album a commencé avec l’idée de parfaire le son et la méthode de travail initiée sur The Congregation, » avant de progressivement changer votre approche. Mais pourquoi avoir commencé en ayant The Congregation comme base ? Qu’est-ce que cet album représente pour vous ?

Einar Solberg (chant & clavier) : Ce n’était pas tant ce que l’album représentait que ce que la méthode de travail représentait. C’était une toute nouvelle manière de travailler que je voulais davantage explorer. C’était une manière très efficace de composer de la musique que je n’avais jamais fait avant. Donc nous nous sommes dits : « D’accord, on va essayer ça sur encore un autre album et voir si on peut l’améliorer. Et peut-être que du coup ce sera un peu similaire à l’album précédent. » Donc la méthode de travail était très similaire au début, en fait, et il s’agissait de composer trente esquisses de chansons, genre une ou deux par semaine, et ensuite faire un vote pour sélectionner les quinze avec lesquelles nous voulions poursuivre, et ensuite commencer à parfaire ces esquisses, en faire de nouvelles versions, etc. Donc nous avons fait trente esquisses, exactement comme avec The Congregation mais c’était des esquisses très différentes [rires]. Peu importe si la méthode de travail est la même, le résultat et le produit se sont avérés complètement différents. Ces deux albums sont très éloignés.

Et donc tu as « commencé à remarquer des choses dans le son et la composition du précédent album que [tu] voul[ais] faire sonner autrement. » Peux-tu expliciter ce que c’était ?

C’était un peu à cause de l’album live, en fait. Je veux dire que The Congregation est cool, il est super en tant que tel, mais il est très parfait, excessivement en place parfois, il est genre constamment parfaitement aligné sur la grille, et nous étions là : « Hmm… » Je veux dire que lorsque nous avons fait la version live, c’était un peu un soulagement que les choses soient un tout petit peu moins parfaites, plus vivantes, et nous avons commencé à suivre l’idée de faire un album qui serait bien plus vivant dans le son, plus chaleureux et plus organique, et c’est ce que nous avons de plus en plus essayé de faire, et tout d’un coup, nous avions les deux pieds dedans et y avons été à fond. Et la façon dont sommes parvenus à le faire sonner si différemment est que nous avons enregistré tous les enregistrements dans le studio, en paramétrant le son de l’album dans le studio d’enregistrement, et pas pendant le mix. Nous avons passé environ quarante ou cinquante jours en studio, ce qui est bien plus qu’auparavant, rien que pour parfaire le son que nous voulions. Nombres d’artistes de nos jours mettent tout leur argent dans le mix et très peu dans les enregistrements, car tu peux faire plein de choses aujourd’hui avec le mix, et tu peux le faire sonner énorme avec un enregistrement assez bas de gamme, mais ensuite tu obtiens très vite un son très générique, qui n’a pas de touche personnelle. Voilà donc pourquoi nous voulions changer.

D’après ce que j’ai lu, tu étais même obsédé par ce son organique. Tu as mentionné l’enregistrement mais est-ce que ça a aussi influencé la composition en soi ?

Ouais, parce que ça a changé progressivement. Je pensais : « Ah, c’est trop comme ci, trop comme ça, donc il nous faut ce son de guitare ici. » Et tu sais, une chose mène à une autre, et c’est ce qui est super avec la musique, le fait qu’elle vive sa propre vie, d’une certaine façon, donc tu dois la suivre plutôt qu’essayer de la tirer dans une autre direction.

Je sais que The Congregation a été composé utilisant un ordinateur. Avez-vous essayé cette fois-ci, au contraire, de tous vous rassembler dans une pièce pour composer, afin d’obtenir ce côté plus organique ?

Ça ne sonne pas comme si ça a été composé sur un ordinateur mais je sais uniquement écrire soit sur un ordinateur, soit sur un clavier, et la majorité de cet album est composée sur ordinateur. Je ne sais pas jouer de la guitare, de la basse ou de la batterie mais je peux leur écrire de la musique [petits rires]. Mais ouais, peut-être que la prochaine fois [nous travaillerons ensemble dans une pièce], car là, ce n’était pas ce qui était prévu. Ça s’est développé graduellement vers cette idée organique. Ce n’était pas le plan dès le départ. Si nous avions dû faire ça, nous aurions dû changer tout le processus et ajouter une année de répétition, et il y a des chances que ça se passe comme ça la prochaine fois. Car nous sommes vraiment un groupe de live, donc nous pouvons jouer ensemble et l’idée serait d’essayer de faire ça en studio, mais là c’était un peu trop tard pour le faire pour cet album. Et quoi qu’il en soit, je suis super content du résultat au niveau du son et tout.

De plus en plus de groupes actuellement s’orientent vers un son plus organique et dynamique. Penses-tu que les artistes, à un moment donné, ont abusé de la digitalisation, sur l’utilisation des limiteurs, etc. et que les gens commencent à en avoir marre désormais ?

Oui, enfin ! C’était cool au début, genre : « Wow ! Ça sonne massif ! Ça sonne énorme ! » Et ensuite arrivait un autre groupe, et ensuite un autre, et un autre… et tout d’un coup, il y avait une formule, et c’était une formule tellement facile à appliquer que tu n’as pas besoin de studio, tu peux le faire à la maison et faire des albums qui sonnent énormes et massifs. Mais ça sonne énorme et massif exactement pareil qu’un autre album. C’est donc le problème avec le fait de tout faire en digital, c’est plus difficile d’obtenir un vrai caractère dans le son. Si tu es nouveau, si tu n’as pas de budget, si tu as juste besoin de faire quelque chose pour le sortir, c’est clairement une bénédiction parce qu’alors c’est plus facile de faire un produit plutôt correct et exposer ton nom. Mais si tu es un groupe professionnel avec de l’expérience qui est dans la scène depuis un moment, faire des albums de manière digitale n’est pas une bénédiction. Donc il se peut que ce soit aussi bien une bénédiction qu’un fléau, suivant comment c’est utilisé. Mais ce n’est pas pour rien que dans les années 70, 80 et 90, chaque groupe – les gros – avait un son distinct. Car ils s’enfermaient en studio et c’était difficile de se copier les uns les autres, parce qu’ils n’avaient aucune idée de ce que l’autre faisait, etc. Et on dirait que c’est en train de revenir un petit peu mais j’aurais aimé que ce soit encore plus comme ça. Je veux dire que nous ne voulons pas du tout que notre musique sonne rétro, nous voulons qu’elle sonne vivante et organique. Je n’aime pas les trucs rétro parce que ça signifie « ok, revenons en arrière et copions quelque chose qui se faisait avant. » Ça, c’est de la nostalgie. Ouais, les choses sonnaient vraiment unique à l’époque mais ça sonnait unique à l’époque, ça ne sonne plus unique lorsque tu le fais aujourd’hui [petits rires]. Mais la majorité des processus d’enregistrement auxquels s’adonnaient les gens à l’époque était bien plus vivante et organique, donc tu peux emprunter des éléments de quelque chose sans être cette chose. Je ne crois pas que notre nouvel album sonne d’une quelconque façon rétro. Il sonne gros, mais il sonne assurément plus vivant que ce que nous avons fait auparavant.

Et peut-être aussi plus intemporel, car la technologie évolue rapidement et a tendance à sonner datée après dix ans…

Exactement ! C’est pour ça que nous avons un maximum évité les trucs digitaux, pas de sample ou quoi, rien que des trucs réels. Dès qu’il y a un clavier, c’est un son de synthétiseur analogique ou c’est un orgue Hammond avec une pédale Leslie, ou c’est un Rhodes…



« C’est très facile de tomber dans la routine […] et parfois ta fierté peut en prendre un coup lorsque tu analyses ce que tu fais et voit que ‘non, en fait, ce n’est pas top.’ Garder un esprit ouvert avec le processus d’évaluation est super important pour nous. »

Tu as déclaré que, tout en sonnant toujours comme Leprous, avec cet album vous vous définissez plus comme un groupe de rock que de metal. Peux-tu développer ce que tu veux dire ? Car il y a toujours des éléments metal dans votre musique…

Ouais, absolument ! Mais ce n’est pas comme un groupe de metal, si tu vois ce que je veux dire. Lorsque tu penses à un groupe de metal, tu ne penses pas au son que nous avons aujourd’hui. Honnêtement, je suis nul dès qu’il s’agit de mettre des étiquettes sur la musique parce que je n’y réfléchis pas beaucoup, mais je pense que la raison principale de cette affirmation est probablement le son de guitare, c’est ce qui fait que ça sonne plus rock que metal. Il y a très peu de gain, c’est un son très rock alternatif/indé sur les guitares. Et pour autant, ça ne sonne pas moins massif, selon nous. Lorsque nous faisons ça, ça sonne juste plus défini, tu entends les cordes sur la guitare lorsque tu joues correctement, etc. Il est clair que, tout du moins, lorsque j’écoute le nouvel album, je ne ressens pas un côté metal. C’est vraiment plus rock que The Congregation, surtout au niveau du son. The Congregation était presque un peu djent par moments et tu ne retrouves pas tellement ça dans le nouvel album. Mais d’un autre côté, il se peut que ce soit plus un gimmick qu’un truc avéré, le fait que ce soit rock et non metal, ou peu importe. C’est différent de ce que c’était, ça c’est certain [petits rires]. C’est la seule chose que je peux dire.

Est-ce important pour vous de toujours vous remettre en question en tant qu’artistes ?

Oui, c’est super important et ça a été un élément clé dans la progression de Leprous depuis le début, et c’est pourquoi nous avons changé, amélioré et évolué en tant que groupe. C’est très facile de tomber dans la routine, car c’est la chose la plus facile qui soit et parfois ta fierté peut en prendre un coup lorsque tu analyses ce que tu fais et voit que « non, en fait, ce n’est pas top. » Garder un esprit ouvert avec le processus d’évaluation est super important pour nous.

Est-ce qu’en travaillant sur cet album ta fierté en a pris un coup ?

Uniquement quand j’étais de mauvaise humeur [rires]. Lorsque je suis de bonne humeur, j’arrive à le supporter.

Vous avez passé quatre fois plus de jours en studio pour enregistrer cet album, par rapport aux albums passés. N’était-ce pas éreintant de passer autant de temps sur un album ?

Evidemment, mais je me sens toujours éreinté parce que j’ai beaucoup trop de choses à faire ! [Rires] Leprous a un rythme effréné avec ce que nous faisons. Mais pour moi, être en studio, ce n’est pas seulement exigeant, c’est aussi très, très gratifiant. J’y étais pendant la totalité des enregistrements pour toutes les parties. En gros, je vivais là-bas pendant un moment [petits rires]. Tu te retrouves dans une atmosphère dans laquelle tu n’es pas lorsque tu es chez toi, et c’est ce qui est génial dans le fait d’être en studio, il n’y a que la musique, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, c’est la seule chose à laquelle tu penses lorsque tu es là. Lorsque tu es à la maison, tu es distrait avec ton ordinateur, tes trucs sur internet ici et là, etc., donc tu n’es pas toujours concentré. J’adore être en studio, même si c’est exigeant. Et David Castillo est le gars le plus patient et cool avec qui travailler. Donc peu importe si je suis fatigué ou grognon ou irritable ou autre, il est toujours super sympa, patient, constructif et il va de l’avant. C’était un super moment passé en studio cette fois. C’était vraiment génial, même si c’était exigeant.

Il y a un côté musique classique, presque opéra, dans les chansons « Malina », « The Weight Of Disaster » et encore plus sur « The Last Milestone ». A quel point as-tu été influencé par la musique classique sur ces chansons et de façon générale en tant qu’artiste ?

J’ai toujours – surtout dans ma vie d’adulte – écouté beaucoup de musique classique. C’est l’un des genres que j’écoute le plus, c’est l’un de ceux que j’apprécie le plus. Donc il est clair que c’est très présent dans mon inspiration mais ça n’a pas tant été présent dans notre musique avant cet album, parce que je n’aime pas simuler les cordes, et nous ne pouvons pas nous payer un vrai orchestre à cordes. Donc nous avons enfin trouvé un compromis sur cet album en embauchant un gars qui a joué de nombreuses parties de violoncelle les unes sur les autres, pour que ça sonne comme un orchestre [petits rires]. Depuis le début j’avais plein de sections à cordes prévues pour l’album et j’ai tout de suite réalisé : « Ok, il faudra qu’un gars enregistre ça sur des cordes ou une section à cordes ou autres. » Les cordes font tout de suite que ça sonne plus classique. Surtout « The Last Milestone » que tu as mentionnée, qui est une pure pièce pour cordes que j’ai écrite uniquement pour des cordes, il n’y avait d’ailleurs même pas de voix au début. Quand tu es dans ce registre, tu ne peux pas utiliser des cordes sans sonner au moins un petit peu classique. Et je pense que nous sommes en train d’ouvrir une nouvelle porte pour l’avenir. J’étais super à l’aise en ajoutant ce nouvel élément. Nous adorons ça. Les cordes sont des instruments tellement émotionnels et ce n’est pas pour rien qu’ils utilisent toujours des cordes comme instrumentation principale dans les films, etc. parce que ça déclenche vraiment les émotions. Le son d’une corde est tellement déchirant et tellement profond.

« The Last Milestone » est une chanson très profonde et émouvante qui semble vraiment à part dans l’album, elle a ce côté religieux de certaines pièces classiques…

Ce que je peux dire, c’est que c’est assurément la chanson la plus dure que j’ai jamais eu à enregistrer à cause de ce qu’elle représente pour moi. Et c’est la seule pour laquelle j’ai décidé avant de faire les interviews et tout que je n’allais pas raconter de quoi elle parle, parce que c’est trop personnel. C’est une chanson très, très personnelle par rapport à quelque chose dans ma vie et je ne suis pas à l’aise pour en parler. Mais je peux parler de la musique : il était assez tard le soir, j’étais assis dans l’appartement, j’étais super inspiré, surtout pour ce type de pièce pour cordes, je voulais écrire quelque chose sur cordes. Donc j’ai commencé et je me suis limité aux cordes. C’était agréable parce que je n’avais jamais fait ça avant et je n’étais pas sûr que j’en étais capable. Je me souviens de l’avoir montré à ma femme, elle était là : « Vraiment ? C’est toi ?! Tu as fait ce truc ? » [Petits rires] Parce que ce n’est pas quelque chose que j’avais déjà fait auparavant, donc c’était libérateur pour moi de pouvoir faire une chose pareille. Et je n’étais pas sûr de l’utiliser pour l’album ou quoi faire avec parce que c’est un morceau très différent. Si tu écoutais ce morceau tout seul, tu ne te dirais pas que c’est Leprous mais plutôt un projet parallèle que j’aurais fait avec des musiciens classiques ou quelque chose comme ça [petits rires]. Mais tout le monde, moi y compris, a pensé que l’album était meilleur avec que sans, donc nous l’avons incluse.

Tu as dit que « The Last Milestone » est la chanson la plus dure que tu aies jamais enregistrée. Comptes-tu la chanter en live ? Est-ce que ça ne va pas être dur de faire ça également ?

On verra ! Nous n’avons pas encore pris de décision par rapport à ça. Ça dépendra si on peut avoir des cordes en live parce que je ne vais pas rester là debout à la faire avec une piste préenregistrée.



« Une chanson devrait être […] toujours super si tu la réduis à seulement du piano et du chant. La complexité en soi, ce n’est que du sport pour moi, ce n’est pas de l’art, mais si c’est correctement combiné à une bonne chanson avec de solides mélodies, ça ajoute une… Comment dire ? Pas de la profondeur mais juste une sorte d’instabilité que j’aime [petits rires]. »

Qui sont les compositeurs classiques qui t’ont le plus inspiré ?

Arvo Pärt, un compositeur contemporain, il est toujours en vie, il vient d’Estonie. Évidemment, les grands comme Bach, Vivaldi, Beethoven, etc. Pas tellement Mozart, en fait, c’est trop joyeux. Je ne pense pas que Mozart était quelqu’un de très joyeux en tant que personne mais sa musique sonne un peu joyeuse [petits rires]. Arvo Pärt est très, très mélancolique et c’est quelque chose que je n’écoute que lorsque je suis dans l’humeur qui va bien. Je ne mets pas ça dans la voiture, par exemple [petits rires]. Tu peux entendre que ce sont des trucs profondément sombres et mélancoliques. Mais notre nouvel album est non seulement mélancolique mais il est également polyvalent émotionnellement, par rapport aux autres albums que nous avons faits. Par moments, c’est super mélancolique et à d’autres moments, c’est moyennement mélancolique [rires].

Tu as déclaré que « From The Flame » est l’un de tes morceaux préférés sur l’album, « avec une solide accroche et des mélodies mémorables » et « elle a de la profondeur ». Est-ce le genre d’équilibre délicat que tu essaie d’obtenir avec ta musique : avoir de supers mélodies et des chansons accrocheuses mais sans sacrifier la profondeur ?

Pour moi, une chanson devrait être aussi bonne… bon, pas aussi bonne, mais elle devrait être toujours super si tu la réduis à seulement du piano et du chant. La complexité en soi, ce n’est que du sport pour moi, ce n’est pas de l’art, mais si c’est correctement combiné à une bonne chanson avec de solides mélodies, ça ajoute une… Comment dire ? Pas de la profondeur mais juste une sorte d’instabilité que j’aime [petits rires]. Et c’est moins prévisible, en un sens aussi. Je ne suis pas sûr par rapport à cette citation, comme quoi ce serait mon morceau préféré, ce n’est pas ma préféré absolue sur l’album, bien que je l’aime beaucoup parmi d’autres. « Malina » est peut-être ma préférée.

Tu as précédemment travaillé avec Ihsahn sur les enregistrements de ta voix, mais ça ne semble pas être le cas cette fois. Penses-tu qu’il n’a plus rien à t’apporter en tant que chanteur, qu’il était temps de changer ?

Comme je l’ai précisé, nous étions en studio pendant tout le processus et nous avons une offre globale de la part du même studio, donc c’était plus facile de rester là-bas également pour le chant et ne pas reprendre l’avion pour revenir en Norvège, seulement pour enregistrer la voix. Donc ça faisait juste partie du plan. Mais je suis assez indépendant, j’ai toujours été très indépendant avec mes propres lignes de chant, etc., donc ce serait plus sur les parties de chant black metal que peut-être je pourrais encore avoir besoin de lui.

D’ailleurs, tu as largement mis de côté le chant extrême, il n’y en a même pas du tout sur cet album…

Ouais. Il faut que ça colle, tu sais. Je ne voyais ça nulle part sur l’album. Et aussi, j’ai commencé à avoir un peu l’impression que je faisais ça juste pour le faire, genre : « Ok, j’ai toujours fait ça, j’ai toujours inclus du chant crié sur les albums, donc… » Et pour moi, ce n’est pas une très bonne motivation. Aussi, je me sentais comme : « De qui je me moque ? Ce n’est pas moi ». Je suis un chanteur en voix claire et c’est ce que j’ai toujours principalement été, mais j’ai aussi fait des voix criées, donc… Je ne suis pas en train de dire que nous n’allons plus jamais en faire ou quoi, mais ce n’est pas une manière très naturelle de chanter pour moi. Le chant clair a toujours été mon truc principal.

Apparemment, vous aviez « bien trop de chansons pour l’album ». Au final, combien de ces chansons ont été écartées de l’album final ?

Deux ou trois chansons. L’une d’entre elle est devenue un titre bonus, ceci dit. Et les autres, peut-être que nous les utiliserons pour autre chose plus tard, on verra. C’est une question de dynamique d’album. On ne peut pas avoir trop de chansons sur un album, à mon avis. Et selon moi, il a déjà dépassé la limite.

Malina peut signifier plein de choses, c’est une divinité solaire inuit, ça signifie « framboise » en Bulgare et en Russe, en hindou c’est un nom qui signifie « sombre »… Du coup, qu’est-ce que ça veut dire pour vous ?

La plus simple des trois ! « Framboise » et ce n’est pas seulement en Russe, c’est en vieille langue slave. Ça vient de quelque chose que nous avons vécu lorsque nous étions en Géorgie – le pays, pas l’état – au mariage de mon frère. J’étais avec ma femme, nous étions là, et il y avait une très vieille dame qui passait devant nous, elle avait plus de quatre-vingt ans, elle arrivait à peine à marcher et elle déambulait en vendant des framboises pour vivre. Je ne sais pas, ça nous a énormément marqué. C’était vraiment très triste de voir comment une très vieille femme comme ça devait déambuler toute la journée, dans la chaleur, rien que pour survivre en vendant des framboises aux gens. Et elle marchait en disant « malina, malina, malina… » Plus tard, j’ai décidé d’écrire des paroles à propos de ça. Et sur l’artwork, si tu regardes bien, tu vois la très vieille femme avec un panier, et elle marche près d’une montagne, presque comme dans l’espace, et ça, en soit, signifie qu’elle déambule dans le néant, d’une certaine façon, en train de survivre. L’illustration en soit est artistique mais la signification est dans la femme.

Vous avez accueilli un nouveau guitariste cette année : Robin Ognedal. En 2015, vous aviez un nouveau bassiste, en 2014 un nouveau batteur. Comment expliquer ces changements successifs dans les rangs de Leprous ces dernières années ? Comment se fait-il que vous ayez autant de soucis pour maintenir un line-up stable ?

La majorité des changements se sont produits quand le groupe était super actif mais ne gagnait strictement aucun argent. C’est vraiment très dur de motiver les gens pour un tel projet. Je veux dire que tu perds de l’argent pour travailler super dur, si tu vois ce que je veux dire. Donc c’est là où la majorité des membres sont partis. Par rapport à Øystein [Landsverk] qui, d’une certaine façon, représentait le changement le plus drastique que nous ayons eu, car il faisait partie du groupe depuis très longtemps, nous l’avions vu venir depuis un moment, mais aucun de nous ne voulait vraiment admettre que c’était en train de se produire. C’est simplement parce qu’il a une carrière à temps plein avec un autre job, il a une famille et c’est vraiment très dur de concilier ça avec un groupe qui tourne autant que Leprous, surtout quand tu as des enfants. Donc il a fait deux tournées sur cinq ou six au cours des deux ans et demi passés, et c’était beaucoup de travail pour nous de devoir répéter avec de nouveaux guitaristes, et tu ne trouves pas grand monde vraiment disposé à s’investir dans le groupe, à moins de leur offrir une vraie place dans le groupe. Donc nous en avons parlé à Øystein et il a pris la décision que “ok, je dois faire un choix difficile maintenant, j’attendais pour le faire parce que je voulais faire les deux mais ce n’est pas possible.” Donc nous sommes en bons termes avec tous nos anciens membres et il n’y a jamais eu de drame ou quoi que ce soit. Mais je pense maintenant que nous avons un line-up très stable et solide. Donc tout va pour le mieux désormais !

Baard Kolstad a dit que, pour son jeu de batterie, « sur le nouvel album c’est généralement plus libre, improvisé et enjoué que sur The Congregation. » Est-ce quelque chose qu’on peut généraliser à tout le groupe ?

Ouais, absolument. Nous sommes devenus bien plus confiants à jouer ensemble. En fait, The Congregation était le premier album de Baard avec Leprous et malgré ça, on dirait que Baard est dans le groupe depuis toujours, parce que qu’il est une part très importante du groupe. Et avec The Congregation, c’était très déterminé, genre « ok, il faut que ceci soit comme ci et comme ça, » alors que maintenant, tout le monde est plus relax, d’une certaine façon, et tu peux l’entendre dans la musique. Nous n’essayons pas de prouver quoi que ce soit, nous essayons juste de faire la meilleure musique possible.



« J’ai commencé à avoir un peu l’impression que je faisais [des voix criées] juste pour le faire […]. Aussi, je me sentais comme : ‘De qui je me moque ? Ce n’est pas moi.’ Je suis un chanteur en voix claire et c’est ce que j’ai toujours principalement été. »

D’ailleurs, le jeu de batterie de Baard est très créatif et artistique sur Malina…

Ouais, je trouve que la batterie sur le nouvel album et celle sur The Congregation, tu ne peux même pas les comparer, c’est tellement plus intéressant sur le nouvel album. Et Baard est vraiment unique parce que la plupart des batteurs super techniques manquent de ce type de toucher qu’il a. Ils sont juste super techniques, ils peuvent tout jouer, mais il leur manque une âme et un toucher, et comme Baard le dit lui-même, il faut faire en sorte que chaque frappe compte. Donc je pense qu’il est vraiment unique en étant ultra technique, genre il est de très loin le musicien le plus technique dans le groupe, mais tout en ayant énormément d’émotion dans son jeu et son toucher. Il est devenu très important, artistiquement, pour le groupe. La batterie dans Leprous est devenue une marque de fabrique. En fait, nous avons été pas mal gâtés avec Leprous parce que Tobias [Ørnes Andersen], notre précédent batteur, est aussi l’un des meilleurs batteurs que je connaisse [rires]. Mais ils sont différents. Donc la batterie a toujours été – y compris avec Tobias mais peut-être même encore plus maintenant avec Baard – un élément très important dans Leprous.

Tu as toujours écrit la majorité de la musique et Tor Oddmund Suhrke la majorité des paroles, alors qu’on se serait attendu à l’inverse, toi étant le chanteur et lui le guitariste. Mais comment décrirais-tu votre relation et votre dynamique créative entre vous deux ?

Tor et moi nous connaissons depuis la maternelle. Nous sommes très différents. Je suis le gars instable avec des milliers d’idées en même temps [petits rires], et lui celui qui pense avec logique. Donc voilà notre relation et ça fonctionne parfaitement parce que nous nous connaissons extrêmement bien. Au niveau musique, la raison pour laquelle je compose la majorité – pour cet album c’était plus ou moins tout, excepté que Tor a pris part à une portion de « From The Flame » – est juste parce que je suis celui qui apprécie le plus le faire, semble-t-il [petits rires]. J’adore composer de la musique, et peut-être que les autres aussi mais… Toutes les contributions de tout le monde sont les bienvenues mais il s’avère qu’au final, c’est toujours moi qui compose la musique. Au niveau des paroles, je n’avais pas la confiance suffisante avant mais ça commence à venir petit à petit. Donc j’ai écrit davantage de paroles pour cet album que pour le précédent. C’est simplement comme ça que les choses fonctionnent dans Leprous. Parfois tu ne peux pas expliquer pourquoi ça fonctionne comme ça fonctionne, c’est comme ça [petits rires].

Avec tous ces changements de line-up que vous avez connu, comment parvenez-vous à conserver le style Leprous malgré tout ? Parce que tous vos albums sonnent comme du Leprous d’une façon ou d’une autre…

Ouais. Je pense que c’est parce que le noyau créatif du groupe est toujours là et ce noyau, c’est moi et Tor, et désormais c’est aussi Baard. Après, évidemment, les nouveaux membres y contribuent, mais ça prend du temps pour vraiment rentrer dans la dynamique du groupe et oser contribuer dans un groupe déjà établi. Donc je pense que c’est parce que j’ai été le compositeur principal depuis le début, pas seulement sur les derniers albums mais aussi les premiers où j’ai fait la majorité de la composition.

Pendant très longtemps, Dream Theater a été considéré comme le roi du metal progressif. Mais dernièrement, des groupes comme Leprous, Between The Buried and Me et Haken gagnent vraiment en popularité, prenant un peu la succession du genre. Qu’est-ce que tu penses que cette nouvelle génération, dont vous faites partie, apporte au genre ?

Les deux groupes que tu as mentionnés sont de très, très proches amis à nous, donc c’est cool que tu les mentionnes. Mais ce qui est marrant avec ces trois groupes, c’est qu’ils ne sonnent pas du tout pareil, ils sont très différents. Et des trois, peut-être qu’Haken est celui qui reprend le plus l’héritage de Dream Theater. Avant, les scènes et les mouvements étaient bien plus locaux qu’ils ne le sont aujourd’hui. A cause d’internet et de la mondialisation, maintenant, tout est bien plus international. Nous n’avons jamais eu l’impression de faire partie d’une quelconque scène locale ou nous n’avons jamais pensé en faire partie, en l’occurrence. Peut-être que nous nous inspirons de gens ici et là, bien sûr. Mais les scènes se sont un peu diluées, à mon avis, au fil des années, tout du moins c’est l’impression que j’ai, d’après mon expérience. Car les gens nous ont demandé : « Avez-vous fait partie d’une scène en Norvège ? » Et nous sommes là : « Non, en fait pas. » Regarde les autres groupes norvégiens, c’est principalement du black metal [petits rires], et ça c’était une scène. C’est un très bon exemple d’une scène qui était basée très localement en Norvège au début des années 90. Mais c’était parce que les gens s’inspiraient les uns les autres localement et ce n’était pas avant qu’elle gagne en popularité et ait du succès qu’elle a inspiré d’autres gens ailleurs. Pareil avec le grunge à Seattle et le trip-hop à Bristol. Tous ces phénomènes qui se produisent à un endroit précis, ça n’arrive plus.

Penses-tu que c’est ce qui a fait le côté unique de votre musique, le fait que vous ne faisiez partie d’aucune scène en Norvège ?

Je pense que c’est parce que nous ne nous en sommes jamais vraiment souciés et nous nous sommes laissés aller, d’une certaine façon, et nous avons toujours fait ce que nous paraissait être le mieux, sans jamais avoir peur de changer ou d’évoluer. Je pense que pour devenir unique, il faut de nombreuses années et que tu te laisses aller à travers la musique. Aussi, le genre que nous jouons est assez ouvert, pas comme le black metal, par exemple, qui est un genre basé sur une formule et qui suit un ensemble de normes, mais ce n’est pas du tout le cas de notre musique.

Mais des artistes comme Ihsahn ont réussi à ouvrir le black metal…

Absolument ! Et il a récolté beaucoup de haine pour ça aussi [rires], de la part des conservateurs dans ce genre musical. Mais au final, la haine devient souvent du respect. Il est le parfait exemple de personne qui a tout le temps fait son propre truc, mais ça reste un genre très conservateur.

Peut-être plus le public que les artistes eux-mêmes, d’ailleurs…

Ouais ! C’est ce que je veux dire.

En parlant d’Ihsahn, entre 2010 et 2014, Leprous lui a servi de groupe live. Qu’as-tu appris en travaillant avec lui ?

En gros, nous sommes devenus un groupe professionnel en jouant avec lui, selon moi. Lorsque nous avons commencé à jouer avec Ihsahn en 2009, nous avions seulement fait quelques concerts locaux, dans les environs où nous vivons. Et lorsqu’il nous a offert d’être son groupe live, nous savions tous que « ok, il va falloir progresser maintenant ! » [Rires] « On va aller sur de vraies scènes maintenant. » Nous ne devions pas seulement répéter, nous devions voir de quoi aura l’air la prestation scénique. Pendant longtemps, au début, la première année, nous avons passé bien plus de temps à répéter pour Ihsahn que pour Leprous ! Nous avons beaucoup appris sur le business, nous avons eu plein de contacts, etc. et bien sûr, nous avons puisé de l’inspiration musicale chez lui. Mais d’un autre côté, évidemment, au bout du compte, ta propre musique est toujours la principale priorité, surtout pour moi en tant que compositeur. Et il fallait que ça s’arrête parce que ça devenait impossible pour lui de compter sur un groupe qui tourne et est aussi actif que nous sommes devenus au fil du temps ; nous tournons bien plus que lui-même ne le fait. Imagine une situation où tout son groupe part pendant deux mois et ensuite il doit refuser toutes les dates dans ce laps de temps, ça ne fonctionne pas. Donc nous sommes devenus trop occupés, je pense. Et c’était une décision mutuelle. C’est probablement lui qui nous l’a mentionné au départ, genre : « Ok, je suppose qu’il est temps que nous passions à autre chose chacun de notre côté, » afin de trouver une autre formule.

Interview réalisée par téléphone le 29 juin 2017 par Nicolas Gricourt.
Fiche de questions : Nicolas Gricourt & Philippe Sliwa.
Introduction : Thibaud Bétencourt.
Retranscription et traduction : Nicolas Gricourt.

Site officiel de Leprous : www.leprous.net.
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Tabris le Mer 16 Aoû 2017 - 13:50

Droom a écrit:Heureusement qu'il chante comme un enculé et que les lignes sont belles, car musicalement, le grain nettement plus rock de ce morceau est un peu déstabilisant à la première écoute...
Mais oui, c'est bien. J'ai préféré le premier morceau dévoilé néanmoins.

Voilà :)

25 août ? Je reste dans l'attente :kiss:

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par TheDecline01 le Mer 16 Aoû 2017 - 20:27

J'avons pas écouté le 2e single, et ma foi, il me fait peut-être même plus d'effet que le premier. Finalement, cet album que je devrais détester se place haut dans mes attentes.

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Winter le Jeu 17 Aoû 2017 - 7:16

C'est vrai que c'est pas mal. Je vais même peut être écouter le premier extrait du coup.

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Winter le Jeu 17 Aoû 2017 - 7:20

...qui m'a l'air bien bon également! Vais-je enfin accrocher sans réserves à ce groupe ?

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Jeu 17 Aoû 2017 - 14:46

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Jeu 17 Aoû 2017 - 18:43

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Pistolero le Ven 18 Aoû 2017 - 16:44

Mouais, de moins en moins emballé par la trajectoire que prend Leprous... Là, je me réécoute Coal, qui m'avait presque déçu à sa sortie après l'exceptionnel Bilateral, et je le trouve excellent et en tout cas très au dessus des extraits du futur album. Franchement, on peut pas dire que le groupe soit en progression... Cela devient très stéréotypé. Sur un titre, c'est cool, mais 10 à la suite dans ce genre là, je finis par vraiment m'emmerder. Je crains un "The congregation" bis, avec un son encore plus popisant
Le chant reste super, mais enfin, le groupe ne tient presque plus que par ça. Ces riffs syncopés bizarroïdes et non mélodieux deviennent pénibles. En tout cas, celui du nouvel extrait, on dirait vraiment qu'il a été composé par un gosse appuyant au hasard avec l'index sur le clavier, cela ressemble à rien... :huh?:
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Pingouin le Ven 18 Aoû 2017 - 16:57

Un peu comme Pisto. :huh?:

Leprous devient un groupe à gimmicks, on dirait (riffs qui ressemblent à du Morse, rythmique saccadée, voix de tête partout) sans compter que c'est un peu toujours les mêmes mélodies qui reviennent... Sans déconner, ce Illuminate, on dirait une parodie de Leprous. Neutral

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Ven 18 Aoû 2017 - 17:27

Pistolero a écrit:. Je crains un "The congregation" bis, avec un son encore plus popisant
...

C'est bien d'avoir des avis sur malina, ça me fait pas peur car souvent on aime pas la même chose chez leprous ! j'adore the congregation , bilateral, coal et Tall syndrome poppy ..bref , je les aime tous et j'adore leur difference ! Bilateral restera unique car c'est une combinaison de compositions et de production à part , un dosage parfait ! le jour où le groupe essaye de faire pareil, on leur tombe dessus aussitôt ! Comme je l'ai déjà dit , Leprous c'est le chant ! ils font de la chanson , si c'est ça dans malina , je serai ravi, je vous dirais ce que j'en pense dans une semaine si tout va bien :bmbeer:
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Metalyogi le Ven 18 Aoû 2017 - 20:57

A la sortie de Coal, j'ai été déçu.
Bilateral était tellement bon, et déjà bien different de Tall Poppy Syndrome, que cette orientation beaucoup plus rythmique, sans solo et moins de folie, m'avait décu.
Et pourtant The Congregation, qui est pourtant une suite assez logique de Coal, est rapidement devenu mon album préféré du groupe.
Bref, tout ca pour dire que je ne sais jamais comment je vais apprécier la nouvelle fournée de ce groupe.
Pour Malina, je sais par contre que ce n'est pas l'orientation que je veux pour ce groupe. Musicalement ca devient non pas basique, car c'est toujours assez rythmiquement balèze, mais trop répétitif. Beaucoup de morceaux sont quasiment sur un "1 riff - 1 morceau" en couplet refrain classique. Pas de morceau à tiroir, pas de montée en puissance.
Reste un chant génial (mais qui pourrait aussi finir par me lasser si Einar continue à ne faire que du chant clair de tête) et un sens de la mélodie qui font que malgré toutes les critiques que j'émets, l'album va quand même tourner un bon moment chez moi.
Ah oui, une dernière critique, puisque je suis actuellement en train de l'écouter, je trouve l'ordre des morceaux mal choisi. Deux raisons : des enchainements qui ne fonctionnent pas (flagrant entre Stuck et From the Flame) et un album mal équilibré avec une seconde moitié bien meilleure que la première (enfin c'est surtout la triplette Captive, Illuminate, Leashes qui est en dessous du reste).

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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Ven 18 Aoû 2017 - 21:07

Je m'inquiète pas , du moment que j'arrive à adorer 2 ou 3 morceaux ( comme sur chaque album).. :sound:
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par Dislo le Ven 18 Aoû 2017 - 22:10

Leprous c'est plus fait pour moi je crois.
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par blackmore le Sam 19 Aoû 2017 - 11:28

Pour l'instant, les extraits me conviennent bien. Un approche plus pop prog n'est jamais pour me déplaire tant que c'est bien fait. Raccourcir les titres, simplifier la complexité tout en gardant un minimum ça peut donner une très bonne formule.

Je reste intrigué :-)
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par blackmore le Sam 19 Aoû 2017 - 11:33

Pingouin a écrit:(riffs qui ressemblent à du Morse,

Je ne vois pas ce que nealou vient faire le dedans, c'est pas du tout son style :non:
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Ven 25 Aoû 2017 - 12:43

ça y est- j'ai la bête ! je découvre le 3ème titre de l'album " from the flame"
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Ven 25 Aoû 2017 - 12:46

Onionizuka a écrit:Leprous tente de faire du Muse (celui des 3 premiers albums j'entends) ? J'ai pensé à eux direct à l'écoute de ce titre

j'ai à peine écouté 4 titres, j'ai repensé à ton commentaire ..moi je pense plutôt à Cure !


Edit : je vois ce que tu veux dire . c'est sû,r sur from the flame ça ressemble à du Muse ( 1er album) mais d'un autre côté je retrouve ce que j'aime c'est Leprous ( comme avec The Flood) .
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

Message par vaijuju le Sam 26 Aoû 2017 - 7:50

Après avoir écouté 3 fois l'album , quelques réflexions !
1) Malina se rapproche davantage de Bilateral que de Coal ou The congragation
2) Il y a des titres très faciles d'accès " from the flame" "stuck" Bonneville d'autres pour lesquels , il me faudra du temps "The last Milestone" , j'ai pensé au who wants to live forever de Queen .  Mirage, Malina , coma , il me faudra aussi du temps pour les appréhender mrgreen
3) J'ai pensé avoir mon titre phare avec "Leashes" j'adore l'intro .
4)  Captive va me taper sur le système ! répétitif et chiant !
5) Cet album va me plaire , il va tourner énormément .
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Re: LEPROUS - Malina ( 25 Aout 2017)

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